CHU Mustapha

Je respire... donc J’existe....
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Suivi diététique

Selon certaines études, l’alimentation pourrait avoir un rôle à jouer dans le mieux vivre avec la maladie.
Mais alors, comment peut-on expliquer que l’alimentation puisse améliorer les symptômes de la BPCO ?
Quels sont les aliments à privilégier ? Quel est le rôle du poids dans la BPCO ?

Les bonnes habitudes à adopter dans son alimentation

Certaines habitudes alimentaires ont le pouvoir de jouer un rôle sur l’évolution de la maladie. Voici quelques conseils:

Les fibres telles que les légumes, les fruits, les céréales complètes ou les légumineuses permettent de freiner le développement de la BPCO et permettent également une amélioration des débits bronchiques.
Les aliments riches en oméga-3 aident à diminuer l’inflammation.
Il est recommandé de consommer des poissons gras (saumon, truite, sardines…) et des oléagineux (noix, noisettes, amandes…).

Les protéines étant importantes à une bonne alimentation,
il est conseillé de varier les sources afin de ne pas se lasser : œufs, poisson, viande blanche,
soja, légumineuses…
Une diminution des graisses saturées telles que la viande rouge,
la charcuterie ou encore la crème fraîche permettent d’éviter une
augmentation de l’inflammation et une aggravation des symptômes
de la BPCO.Il est recommandé d’éviter au maximum les produits transformés du
commerce car ils augmentent l’inflammation.
Il faut veiller à s’hydrater suffisamment pour favoriser le processus
de circulation tout en gardant
les poumons bien hydratés et prêt à éliminer les toxines indésirables.
Il faut éviter les produits sucrés, l’alcool et le sel.

Quel est le rôle du poids dans la BPCO ?

Les troubles de la nutrition sont fréquents chez les patients atteints de BPCO (dénutrition, surcharge pondérale ou obésité). Or, nous l’avons vu, un état nutritionnel correct est essentiel dans le traitement de la BPCO.

La dénutrition se traduit par une diminution de la masse musculaire (aussi appelée masse maigre). Cette diminution touche :

Les muscles squelettiques et particulièrement les muscles des cuisses qui représentent les plus grosses masses musculaires du corps. Les muscles respiratoires entraînant une fatigue respiratoire et une augmentation du coût énergétique de la respiration. La dénutrition est également associée à une diminution de la densité osseuse.

L’obésité peut entraîner d’autres problèmes mécaniques de respiration A l’inverse de la dénutrition, l’obésité peut également entraîner des risques d’aggravation de la BPCO. En effet, l’obésité abdominale, comprimant le diaphragme , empêche une pleine respiration et conduit à une diminution de la capacité pulmonaire. Les zones comprimées par l’abdomen participent moins bien aux échanges gazeux, la ventilation est donc moins efficace : le sang est moins bien oxygéné et le gaz carbonique s’élimine plus difficilement.