CHU Mustapha

Je respire... donc J’existe....
 

BPCO & TABAC PROTÉGEZ VOS POUMONS !

Le tabac a un rôle central dans la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Plus un individu a fumé, plus il risque de développer une BPCO.

On estime qu’à partir de 1 paquet par jour pendant 15 ans (soit 15 paquet-année), le risque devient significatif. Même pour une exposition moindre, le tabagisme, y compris le tabagisme passif, constitue un risque dont il faut tenir compte.

Tabac : des conséquences sur l’appareil respiratoire

La fumée du tabac contient des substances toxiques et irritantes qui viennent déstabiliser et progressivement détruire ce revêtement protecteur. Les cellules ciliées ne remplissent plus leur fonction de « balayage ». Les cellules glandulaires produisent plus de mucus pour protéger les bronches, réduisant progressivement leur calibre, et favorisant la bronchite chronique. De plus, le tabac a une action nuisible sur les alvéoles pulmonaires : il fait disparaître progressivement leurs parois. La quantité d’air pouvant être inspirée et expirée (emphysème) diminue alors. La bronchite chronique ou l’emphysème pulmonaire sont autant de signes pouvant faire penser à une BPCO. Les expositions aux polluants, intérieurs, industriels, atmosphériques ou encore ceux liés à l’environnement de travail présentent aussi un risque pour la santé et les poumons.

Nos conseils

  • Eviter les expositions aux fumées dues au tabac et autres sources de polluantsde l’air.
  • Arrêter le tabac de manière complète et définitive.

L’état de dépendance au tabac est complexe, à la fois physique, psychologique et comportemental. Physiquement, la dépendance est essentiellement due à la présence de la nicotine, substance qui agit sur le cerveau et qui provoque le « manque ».

Cette dernière procure une impression trompeuse de plaisir, sensation de détente, stimulation intellectuelle etc. Sur le plan du comportement, le tabac est souvent associé à la socialisation, notamment pour les jeunes fumeurs, et à une gestuelle « rassurante » dans des situations de mal-être (stress, colère, besoin de détente…).

Décider d’arrêter de fumer n’est pas simple lorsqu’il s’agit d’une habitude et d’un plaisir, mais cela est tout à fait possible !